La saison bat son plein pour les groupes Emergenza

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Emergenza s’associe à Marshall Records !

Dès cette saison 2016-2017 (par ailleurs déjà commencée), Emergenza s’associe à Marshall Records, le label de l’illustre marque anglaise, qui vient de lancer un projet autour d’une équipe comportant notamment Rob Cass (Abbey Road Studios) et Steve Tannett (manager, directeur de label ou encore publisher d’artistes comme REM, Duran Duran, the Police, Black Sabbath et beaucoup d’autres).
Voila donc une chance d’être signé par Marshall Records pour les groupes Emergenza, et surtout une raison de plus pour s’inscrire au festival, entièrement gratuit.

http://www.emergenza.net/FR/fr-fr/cms/339/inscris-ton-groupe.aspx

Les résultats de la seconde (et dernière) finale Emergenza 2013

Le Week-end du 29 et 30 juin 3013 se déroulait au Bataclan la seconde Finale Emergenza France. A l’issue de celle-ci, le meilleur des 30 groupes a été désigné par le jury pour aller disputer la finale internationale au sein du Taubertal Open Air Festival (Allemagne). D’autres prix techniques ont été également attribués. Des instruments et accessoires ont donc été remis aux premiers et seconds meilleurs musiciens (basse, guitares, micro hf, logiciel Cubase, jeux de cordes etc…)

Voici le compte rendu de la fin de soirée du 30 juin 2013, au Bataclan.

Pour cette finale, le jury se composait de (gauche à droite): Matthieu Michon, Stéphane Gerber, Norbert Krief, Massimo Scialo.

Jury

Jury

La remise des prix, et annonce du classement général:

Les groupes sélectionnés par le public (jugés par le jury) montent sur scène.

Les groupes sélectionnés par le public, et donc jugés par le jury, montent sur scène.

Classement général du Week-End:

1 – Cities Lullabies

2 – Caméléon
3 – Ligeh Moneh
4 – Fried Squid
5 – Simpleness
6 – So Funny Soul
7 – Funky Delay
8 – Space Notes
9 – JOhnhippie

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Meilleur Guitariste:

1 – Space Notes
2 – Red Ants

Kévin-Charles Pedersen (SpaceNotes), meilleur guitariste.

Kévin-Charles Pedersen (SpaceNotes), meilleur guitariste.

Meilleur Bassiste:

1 – Funky Delay
2 – So funny Soul

Pierre Edjolo (Funky Delay), meilleur bassiste.

Pierre Edjolo (Funky Delay), meilleur bassiste.

Meilleur Batteur:

1 – Simpleness
2 – ligeh Moneh

Jonathan Vaubien (Simpleness), meilleur batteur.

Jonathan Vaubien (Simpleness), meilleur batteur.

Meilleur Chanteur(euse):

1 – jOhnhippie
2 – Fried Squid

Shinri Tee (jOhnhippie), meilleure chanteuse.

Shinri Tee (jOhnhippie), meilleure chanteuse.

Meilleur Show:

Caméléon

Le groupe Caméléon a réveillé tout le Bataclan.

Le groupe Caméléon a réveillé tout le Bataclan.

Meilleurs Arrangements:

Ligeh Moneh

Ligeh Moneh

Ligeh Moneh

La saison 2013 d’Emergenza s’achève donc ici. Merci à tous les musiciens, et à toute l’organisation pour cette superbe année ! RDV en septembre.

Bataclan, le 30 juin 2013: Seconde finale Emergenza (Partie 2)

Dernière soirée de finale pour cette saison française 2012-2013 d’Emergenza qui remercie encore tous les groupes qui ont participé au festival, espérant que cela leur a permis d’avancer d’une manière ou d’une autre dans leur, plus ou moins jeune, carrière.
Vu par un des jury de la finale.

Annonce des résultats, en fin de soirée.

Annonce des résultats, en fin de soirée.

Et c’est le groupe Malaresian qui ouvre le bal avec son métal lourd qui tire souvent sur le gothique. La chanteuse maîtrise aussi bien les lignes claires que les parties ‘criées’, qui sont renforcées par des chœurs gutturaux. L’ensemble est puissant mais manque légèrement de présence sur scène, hésitant entre trop en faire et pas assez. Cette hésitation ne pardonne pas à ce niveau du tremplin, malgré un potentiel certain.

Malaresian

Malaresian

Va suivre un groupe de quinqua bien portant, The Lem’s pratiquant une pop rock en français qui lorgne autant du côté du rock indé version Pixies, que celui des années froides (1980’s). Ajoutez à cela quelques envies psyché. Emmenées par un leader au physique entre Frank Black et Leonard Cohen, les chansons construites autour de lignes d’arpèges assez simples et mélodiques, se développent de manière originale et surtout sans prétention, et s’étendent en boucles hypnotiques, renforcées par les envolées vocales féminines mais peinent parfois à s’achever… Les paroles en français seront sans doute le maillon faible de cette expérience musicale.

The Lem's

The Lem’s

S’en suit la soul (dans la langue de Molière) de Simpleness qui respire l’acid jazz (Jamiroquai a du passé par là…). Des musiciens rodés et une très bonne section rythmique… un tout aussi excellent guitariste. Un chant en français, mais la salle réagit plutôt bien. Les morceaux s’étirent encore et toujours, en systématisant les interactions avec la salle, on y perd malheureusement l’efficacité des morceaux. C’est dommage. Attention également sur l’attitude, il faudra apprendre à gérer le stress.

Simpleness

Simpleness

Difficile de passer après ça. Et Way Out est, compte tenu sa jeunesse, à un niveau technique clairement inférieur. Pour autant les musiciens se défendent relativement bien : des ‘bonnes gueules’, un batteur qui dépense beaucoup d’énergie (attention à ne pas trop se disperser), des guitaristes consciencieux… Les deux chanteuses, en revanche, peinent à se mettre au niveau, poussant un peu trop leurs voix pas toujours accordées. Il leur reste donc du travail : faire plus de live, choisir mieux les reprises mais surtout se mettre à la composition, car le groupe est bel et bien là !

Way Out

Way Out

Dès les premières notes de The Vultures, on croit que l’énergie de leur rock plutôt bluesy va mettre le feu au Bataclan. Malheureusement l’ensemble retombe un peu trop rapidement et on se trouve, une fois encore, devant un groupe qui a beaucoup de travail à faire individuellement et collectivement. Il faut donc multiplier les concerts afin de tenir la distance …

The Vultures

The Vultures

Puis une apparition… Cities Lullabies. Une chanteuse (enceinte!) au timbre d’un caractère certain et envoûtant, qui donne vie à un set très bien construit tout en crescendo. L’écriture trip-hop intelligente s’appuie sur de très bons sons et qui, même si elle laisse encore apparaitre ici et là des influences toute portisheadienne, sait s’en affranchir pour développer sa personnalité propre. C’est surtout lorsqu’ils s’électrifient et passent sur des tempos plus soutenus, que Cities Lullabies se font des plus intéressants.

Cities Lullabies

Cities Lullabies

A l’arrivée de The Suburbanites sur la scène du Bataclan, on a pensé qu’on allait assister à une explosion d’énergie, et on est un peu déçus. Partant sur un blues rock très classique, le groupe tente des démonstrations instrumentales, sans être pour autant au niveau de se permettre ce genre de fantaisie. Le set décolle au troisième mais surtout au quatrième morceau, plus énergique, et certainement plus convaincant. Il faut donc mieux construire son set, travailler et exploiter le côté teigneux du leader au fort potentiel. Appuyez sur le champignon !

The Suburbanites

The Suburbanites

Retour sur la soul et les succès en vogue avec The Wake, groupe plutôt bien en place pour un set de reprises très fidèle aux versions originales (« September », « Locked out of Heaven » de Bruno mars, « Get Lucky» de Daft Punk). Le résultat reste propre malgré des sons de claviers inégaux (dont un horrible). On aurait surtout aimé entendre un peu plus la choriste dont la personnalité rayonnante apporte un réel plus à l’entité et complète parfaitement celle de la chanteuse lead. Un rééquilibrage doit donc être envisagé.

The Wake

The Wake

Des reprises à nouveau avec Blue Job pour des interprétations plus personnelles voire délicates (« Bang Bang (My Baby Shot Me Down) », « Proud Mary »). Mené par une chanteuse vêtue d’une jolie robe bleue, charismatique et enthousiaste, le groupe a pour sûr l’assurance et l’expérience de la scène même si certains grands écarts dans le choix des chansons auraient pu être évités…

Blue Job

Blue Job

Retour à la fraicheur de la jeunesse avec Keystone et son rock à danser qui nous rappelle celui des lauréats français de 2011 (les toulousains de Rubycube). Si l’ensemble est encore très perfectible notamment au niveau du chant, il n’en demeure pas moins que le groupe a trois atouts certains vers la voie du succès : l’énergie (qu’il faudra malgré tout apprendre à canaliser), de l’envie, mais surtout de très bonnes chansons.

Keystone

Keystone

S’en suit l’énorme show de Funky Delay dont les reprises soul sont de très haute volée. Onze musiciens et chanteurs, parfait techniquement. Malheureusement le fait de ne faire que des reprises les empêchera d’atteindre les sommets. Malheureusement, car ce tel niveau de maîtrise nous fait dire que nous avions là, LE meilleur groupe vu à Emergenza cette année.

Funky Delay

Funky Delay

Un nouveau bon groupe de reprise (d’un âge plus respectable) avec Dechoq’, construit avec un backing band très carré, une choriste vêtue d’une robe strass argentée, et un chant assuré pour un set très rock : Beatles, Tina Turner, AC/AD…

Dechoq'

Dechoq’

Enfin un retour à la compo avec The Gold Min’ears, du rock chanté en français et en anglais avec une bonne dose d’énergie punk, et l’envie d’en découdre. Tout débardeur et maquillages fluo, ils assurent le spectacle du haut de leurs jeunes années avec des compositions vraiment efficaces. Du travail reste encore à fournir au niveau du jeu de scène, mais le groupe repose sur de très bonnes bases, notamment un chant lead charismatique.

The Gold Mine'Ears

The Gold Mine’Ears

L’animal qui suit va mettre un joyeux bordel sur la scène du Bataclan pendant la totalité des vingt minutes qui lui sont accordées. Caméléon assure sur un rythme effréné un set avec des mélanges de reggae/ragga/ska qui va réveiller et faire danser toute la fosse du Bataclan. Même si on ne distingue pas toujours toutes les individualités dans cette richesse (5 musiciens, 5 chanteurs), l’énergie fournie compense bien des approximations. C’est très généreux, on a envie d’en être pour pouvoir suivre les exactions de ces activistes festifs !

Caméléon

Caméléon

Compositions complexes (pour ne pas dire compliquées) pour RedAnts qui expose tous les styles au sein d’une même chanson. Attention car ces morceaux à tiroir relèvent rapidement au fourre-tout… L’utilisation du français est respectable, tout comme cette énorme dose d’énergie à revendre mais il va falloir prendre le temps de se recentrer sur les morceaux, aller moins dans la démonstration afin de se trouver.

RedAnts

RedAnts

Pour terminer cette saison française, L’An Terne séduit le jury avec son power rock, qui n’est pas sans rappeler un groupe dont tout le monde a oublié l’existence, Metal Molly, voire Biffy Clyro sans leur côté surproduit… Des harmonies vocales à la pelle (mais toujours juste !) et une réelle qualité d’écriture qui ne demande qu’à être approfondie. On se dit à certains moments qu’une seconde guitare permettrait de gagner en puissance, mais un peu plus d’entrainement et de recherche sur le son devrait pouvoir compenser.

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L’An terne

Bataclan, le 29 juin 2013: Seconde finale Emergenza (Partie 1)

Retour au Bataclan à l’occasion de la seconde finale nationale d’Emergenza 2013 qui déterminera le groupe qui accompagnera Obsolete Radio (lauréat le 15 juin dernier) lors de la finale internationale qui se déroulera du 9 au 11 août prochain, en Allemagne, lors du prochain Taubertal Festival.

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Le concert débute en milieu d’après-midi avec Ekinox qui se lance, doté d’une bonne énergie, dans un rock très « à la française » un peu punk et dont les harmonies aiment aussi s’acoquiner avec le métal. Pas tout le temps très en place, le groupe compense par une certaine envie et des morceaux très efficaces, même s’il faudra se méfier des structures à rallonge et autres solos de guitares…

Ekinox

Ekinox

Après une intro un peu longue Slipper Chick prend le relais sur scène. Toujours très jeune musicalement, le groupe devra fournir un travail certain pour confirmer un niveau d’instruments encourageant et des compositions intéressantes, mais surtout enchaîner les live pour pouvoir connaître, « on stage », une assurance qui leur permettra de s’ouvrir plus au public.

Slipper Chick

Slipper Chick

Jeunesse toujours au rendez-vous pour Black Crown Falling qui maîtrise assez bien un set rock ancré dans ces trente dernières années avec une affection toute particulière pour les eighties. De la grande sobriété sur scène à la limite de la timidité. Un vrai talent d’écriture, mené par un chanteur qui est sûrement l’une des voix les plus intéressantes de ces différentes phases finales. En sachant que le groupe à quinze ans de moyenne d’âge, cela en fait un groupe clairement à garder à l’oeil !

Black Crown Falling

Black Crown Falling

Difficile d’enchainer après et pourtant jOhnhippie, lauréat des finales à Bordeaux et Toulouse, tient le rang. Doté d’un niveau instrumental bien plus élevé (l’âge fait des miracles à ce niveau), le septet mené par la chanteuse et son guitariste Shinri Tee, à l’impressionnant charisme, nous propose une fusion totale des genres : un peu de folk, un peu de rock, du reggae, un peu spoken, avec des pointes jazz (notamment par l’utilisation de saxophones) et au final une très grande homogénéité d’un style totalement maîtrisé. Du très grand professionnalisme également quand on voit la manière avec laquelle le groupe a su gérer son temps alors que le guitariste (excellent au demeurant) se dépatouillait de longs problèmes techniques.

jOhnhippie

jOhnhippie

Pas tellement évident de suivre pour les trois jeunes demoiselles de Fried Squid avec une formule originale : trois voix lead, deux guitares acoustiques, et un ukulélé. Le résultat est vraiment charmant (entendez ‘cute’) : des reprises et des medleys plutôt bien sentis, des compositions prometteuses et une vraie envie de partager avec le public. Trois personnalités que l’on aimerait sans doute plus découvrir en tant que tel au sein de cette entité, en exploitant encore d’avantage leurs timbres différents et très complémentaires. Sans doute LA bonne surprise de cette soirée de samedi.

Fried Squid

Fried Squid

Même menu version garçon pour Paul, Alex & Thib, mais la sauce prend moins en enchainant les reprises (Hotel California, Johnny B. Good…), certes vraiment bien maîtrisées mais malheureusement en collant tellement aux versions originales qu’elles n’apportent rien de nouveau… si ce n’est des sons de guitares qu’il faudra apprendre à dompter. Unique petit point positif, une bonne composition qui pourrait leur permettre de s’en tirer.

Paul, Alex & Thib

Paul, Alex & Thib

Du très jeune encore avec The Black Alice, qui clairement en phase d’apprentissage. De nombreuses approximations et une très grande prise de risques rythmiques qui laissent apparaitre un manque d’expérience de la scène. Malgré tout, leur volonté de bien faire et leur fraicheur devraient leur permettre de progresser rapidement et de défendre réellement leur chance à l’avenir.

The Black Alice

The Black Alice

Plus grande maîtrise technique pour les jeunes de Heart In Ashes dont le métal plutôt black séduit, mais avec ce petit punk qui fait toute la différence dans leur prestation. Le violoncelle devra se mettre un peu plus en avant à l’avenir, le chanteur glam doit encore progresser dans les gras et les rauques, mais la voie semble déjà bien tracée, et il suffit donc de la suivre.

Heart in Ashes

Heart in Ashes

Retour au pop rock avec les Writers (ex-Impossible Dreams) avec un petit ton bluesy, pour un songwriting assez convenu qui met malheureusement trop souvent en avant le leader et sa guitare (trop de solos tuent le solo). C’est aussi sur lui que le quatuor va devoir poursuivre son travail, faire d’avantage de répétitions, afin de faire naître une plus grande cohésion de groupe, et en évitant ainsi les approximations.

The Writers

The Writers

Des soucis que n’ont plus depuis longtemps SpaceNotes qui pratique un pop rock complexe, couplé à des sonorités électroniques. Complexe ? Peut-être légèrement trop parfois. Originaux dans le son et des structures alambiquées, le combo perd parfois de son auditeur. S’il a a clairement un son et une identité (et alors un réel potentiel), il doit faire attention à parfois penser un peu moins pour y gagner en efficacité. Du joli travail néanmoins.

SpaceNotes

SpaceNotes

Le Bataclan prend alors feu sur le premier morceau de R.A.I.N, comme quoi c’est important de faire venir ses amis, et surtout lorsqu’on a des problèmes techniques. Mais lorsque la machine repart l’ensemble reste assez flou, voir brouillon, chacun jouant dans son coin. Un chanteur (trop) décontracté mais surtout trop bavard. Il va falloir travailler ces enchaînements entre les morceaux, y mettre un peu plus de rigueur, et faire attention à l’audience devant laquelle on se trouve…

R.A.I.N

R.A.I.N

On retourne à un rock plus énergique avec R U Ok?. Pas tout le temps en place mais avec l’envie d’être le pied au plancher, le quatuor réalise un set séduisant. Un batteur très solide, une voix sur laquelle le groupe peut s’appuyer, mais un sacré travail encore à faire en terme d’assurance. On dit que l’expérience s’acquiert aux kilomètres parcourus, et cette soirée fut sans aucun doute une grosse étape pour eux.

R U Ok  ?

R U Ok ?

Ce premier soir va se terminer avec deux très grosses prestations. La première avec la soul riche de SoFunnySoul. Emmené par une chanteuse vraiment charismatique, soutenue par des choristes qui se donnent entièrement pour la scène et un backing band bien en retrait (trop ?) d’une incroyable efficacité. L’ensemble sans être réellement original (en français tout de même) défend tout à fait ses chances dans un genre par trop sous-représenté dans les phases finales d’Emergenza.

SoFunnySoul

SoFunnySoul

Enfin arrive la claque donnée par Ligeh Moneh et ses musiciens, qui nous avait accordé un entretien au courant mars, et qui, en cette fin de soirée, assène un très gros set grâce à son hip-hop puissant et bien rodé. Si on ne perçoit pas tout le temps les lignes mélodiques foisonnantes dans le mix réalisé ce soir, et encore quelques imprécisions par-ci par-là, on voit malgré tout sur scène un groupe à la frontière du professionnalisme. On en serait presque surpris finalement de les voir ici, au festival Emergenza, étant donné leur puissant niveau. Pour sûr, on les retrouvera dans le très haut du classement de cette finale, suite à la seconde partie qui se déroulera, même endroit, le lendemain dimanche…

Ligeh Moneh

Ligeh Moneh

Résultats de la première finale Emergenza France

La Remise des prix en image:

Remise des prix pour cloturer ce Week-End de Finale

Remise des prix pour cloturer ce Week-End de Finale

Alors que le Jury a choisi le meilleur groupe du Week-End sur la base d’une grille de notation, de nombreux autres prix ont été attribués pour les meilleurs musiciens, meilleurs show…

Le Jury de la première Finale Emergenza France

Le Jury de la première Finale Emergenza France

Classement général:

Obsolete radio partira en Allemagne (Taubertal Open Air Festival) pour la finale internationale Emergenza 2013 !

Obsolete radio partira en Allemagne (Taubertal Open Air Festival) pour la finale internationale Emergenza 2013 !

1. Obsolete Radio
2. Brax & Okapi
3. Elecrack
4. Lift up
5. More thank Monkeyz
6. Shades
7. Raspy Junker

Meilleur guitariste:

Marvin Germaini, meilleur guitariste (Shades)

Marvin Germaini, meilleur guitariste (Shades)

1. Shades
2. Lift up

Meilleur bassiste:

Marco, meilleur bassiste (Elecrack)

Marco, meilleur bassiste (Elecrack)

1. Elecrack
2. Gorgone

Meilleur batteur:

Alex Ancel, meilleur batteur (More Than Monkeys)

Alex Ancel, meilleur batteur (More Than Monkeys)

1. More than Monkeys
2. Buzz on the rocks

Meilleur chanteur:

Alexis Campagne, meilleur chanteur (Lift Up)

Alexis Campagne, meilleur chanteur (Lift Up)

1. Lift Up
2. Brax & Okapi

Meilleur show:

Raspy Junker, meilleur show

Raspy Junker, meilleur show

1. Raspy Junker
2. Obsolete radio

Meilleurs arrangements:

Brax & Okapi, meilleurs arrangement

Brax & Okapi, meilleurs arrangement

1. Brax & Okapi
2. Nektar

Bataclan, le 16 juin 2013 : Première finale nationale (Partie 2)

Après une première soirée de Samedi contrastée, suite et fin de cette première finale nationale qui avait lieu ce week-end, au Bataclan… et un premier lauréat !

Le public est venu nombreux pour cette deuxième soirée du Week-End

Le public est venu nombreux pour cette deuxième soirée du Week-End

Retour au Bataclan pour la deuxième partie de cette première finale nationale. Quinze groupes venus pour défier les onze de la veille, se soumettant au vote du public avant d’être départagés par un jury de professionnels de la musique (musiciens, producteurs, journalistes…) qui, ce soir encore, prendront la parole à la suite de chaque prestation pour donner leur ressenti et leurs conseils afin de permettre à ces musiciens de progresser.

La finale reprend donc avec le groupe Hi Boris, du rock qui n’est pas sans rappeler Skunk Anansie sans doute en raison de la grande assurance au chant de Natalia, dont le timbre est souvent proche de celui de Skin. On ne peut sans doute pas en dire autant du reste du groupe qui doit impérativement apprendre à apprivoiser la scène. Les compositions sont là, mais il manque ce travail du jeu live pour se faire un nom.

Hi Boris

Hi Boris

12 n’est en fait que 4: trois beaux gosses en chemises blanches et bretelles noires et une charmante fille à la batterie. Trois chants qui s’alternent en parfaite harmonie dans un rock énergique en français et en anglais notamment lors d’une étonante reprise du « Toxic » de Britney Spears dans l’esprit de celle d’A Static Lullaby. Plus dubitatif lorsqu’ils commencent à jouer comme Les Forbans ! N’est pas The Joking (lauréat national 2012) qui veut au pays du rock’n’roll… Dommage ! Malgré tout, le groupe possède un bon set de chansons et une bonne dose d’énergie qui séduisent un public bien plus nombreux que la veille. Une affaire à suivre donc…

12

12

Retour au gros son, avec le hard-rock des Shades (ex-About 6) et son monstrueux guitariste aux faux airs de Michael Jackson en période « Thriller » (il repartira logiquement avec le prix du meilleur guitariste). Excellente maîtrise technique. Le jeu de scène est sans doute à retravailler – attention à ne pas faire les cent pas – mais le set très carré est varié et permet au groupe de réaliser une très bonne prestation.

Shades

Shades

Bouffée d’oxygène avec Brax & Okapi qui, après nous avoir réappris à distinguer notre droite de notre gauche… délivre au public la première prestation non rock de la finale, entre hip-hop et culture africaine (Congo). Un enthousiasme communicatif lorsque les souriantes filles de cette famille (plus de douze musiciens sur scène), sont mises en avant. L’édition 2013 d’Emergenza prend à ce moment une saveur bien différente. Et Brax d’aller nous donner une dernière claque avec un morceau dont l’énergie rock remettra plus d’un groupe du genre à sa place.

Brax & Okapi

Brax & Okapi

Une énergie bien différente avec les vainqueurs nantais Pal in Jam, venus avec un important contingent de supporters, pour notre plus grand plaisir. Songwriting folk rock de qualité et bien mené, qui fait danser un public très majoritairement originaire de Loire-Atlantique à cet instant de la soirée. Quelques faussetés au niveau du chant et un besoin de maitriser un peu plus la scène. L’ensemble est encore assez brouillon, en dehors d’un lead très assuré. Tout cela n’empêchera pas les fans nantais de sauter, et sauter encore.

Pal In Jam

Pal In Jam

Compliqué pour Turpitudes de passer après ça. Sans être un mauvais groupe, ce dernier est clairement un cran au-dessous des deux précédents, ayant à travailler sur un peu tous les postes individuels et collectifs pour se mettre au niveau. Une finale peut-être un peu prématurée pour eux, mais rien de tel qu’une telle expérience au Bataclan pour acquérir de la maturité qu’ils ont déjà commencé à mettre à profit. A noter, malgré tout, leur sincérité ainsi que la présence de leur chanteuse, naturellement saluée par le jury.

Turpitudes

Turpitudes

Du rock alternatif et heavy au programme (politique) de Gorgone. Un quatuor de quadra costauds dont les morceaux écrits en français laissent entrevoir comme une envie d’en découdre. Malheureusement, la composition semble trop souvent inachevée ou contrenature, comme sur ce « Monsieur P. » dont le couplet très punchy fait espérer le meilleur, et s’acoquine malheureusement à un refrain que l’on croirait tiré d’une autre chanson… Le résultat a du mal à séduire.

Gorgone

Gorgone

Une vague de fraicheur parcoure ensuite le bataclan avec la soul des très jeunes What Eve Wishes. Une chanteuse, tout de rouge vêtu, au charme et au potentiel certain, mais dont la justesse n’est malheureusement pas (toujours) au rendez-vous. Dommage car le reste de la formation, tout en sobriété, est clairement au niveau de ce set dont les reprises se mélangent aisément avec les compositions dans un style fidèle à la fin des années 1950.

What Eve Wishes

What Eve Wishes

Puis arrive le hip-hop mutant d’Elecrack (contraction d’electro-rap-rock) dont nous vous avons déjà parlé. Grosse section rythmique (Marco repart d’ailleurs avec le prix du meilleur bassiste), renforcée par les ajouts sonores du DJ qui apportent une assise musicale puissante sur laquelle peut se poser le flow de Noar, une dégaine du type Teki Latex (TTC) et un timbre nonchalant qui rappelle parfois celui de Kool Shen. L’univers est bien en place, l’énergie certainement rendez-vous, mais il manque un peu d’interaction entre les différents membres pour mettre le groupe dans la cours des grands.

Elecrack

Elecrack

Ambiance des Caraïbes avec Ocean Kompa, un groupe de… kompa. Trois voix, un bon niveau d’instruments et une sincère invitation à un voyage vers Haïti mais aussi, un peu plus étrange, au pays de la soul. C’est dommage car on reste perdus sur l’Île-de-France, pas suffisamment dépaysés. On aimerait se sentir un peu plus dedans, les musiciens également… on reste donc avec son passeport à la porte d’embarquement.

Ocean Kompa

Ocean Kompa

Il est toujours amusant (mais aussi plaisant) de voir un jeune groupe pratiquer une musique qui n’est pas vraiment de sa génération, ou pas très en vogue dans son pays. C’est le cas pour les Lift Up qui, du haut de leurs vingt ans, nous proposent un rock un peu bluesy, avec quelques touches funky, qui n’auraient sûrement pas de mal à marcher outre-Atlantique. L’aventure sera certainement plus compliquée ici. Pourtant le niveau est excellent, et la reprise du « Roxane » (Police) s’intègre parfaitement à leur univers. Ajoutez à cela un leader charismatique, et il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que la chance leur sourie ici aussi.

Lift Up

Lift Up

Retour sur du rock plus actuel avec Citizen dont le lead, une fois encore, est tenu avec assurance par Hugo de Choisy. Malheureusement on n’a pas l’impression de voir un réel groupe sur scène malgré des chansons qui ne demandent qu’à être mise en valeur. Le deuxième guitariste est encore un peu timide et se laisse entraîner par un bassiste incapable de tenir en place et qui se balade en touriste, lunettes de soleil vissées sur le nez. Ah oui, un dernier conseil aux groupes de manière générale : « Ne reprenez pas Muse si vous n’avez pas le niveau vocal de Matthew Bellamy »…

Citizen

Citizen

Originaire de Saint-Lô, Amnezia a remporté deux jours avant (14 juin) la finale bretonne qui se déroulait à Rennes, et grâce à laquelle ils ont pu présenter ce soir leur hard-rock au public parisien du Bataclan. Une bassiste sexy, un guitariste directement en provenance de la fin des 70’s et une vraie cohésion sur scène, ce qui a souvent fait défaut ce soir à pas mal de formations. Un très bon niveau technique dans l’ensemble, et une certaine sensualité poisseuse dans des lignes de guitares assez hypnotiques. Un chant qui mériterait peut-être à être un peu plus varié mais le résultat est à la hauteur.

Amnesia

Amnezia

Seven Ages entame son set avec une chanson à la redoutable efficacité, dans un tracé pop rock aux accents indé très bien sentis. Un chanteur dont le timbre nous rappelle un certain Brian Molko en moins maniéré. Le set continue sur un rythme soutenu, enchaînant sur une jolie série de titres qu’il faudrait peut-être agencer différemment pour ne pas épuiser le mieux dès le début… Le groupe maîtrise en tout cas son sujet et pourrait bien à force d’expérience marquer de son empreinte la scène parisienne.

Seven Ages

Seven Ages

Pour finir, le groupe Nemesis est assez représentatif de ce retour du rock dans une frange plutôt dure que l’on a pu observer tout du long de cette finale Emergenza. Une chanteuse très correcte mais dont le potentiel vocal demande encore à être travaillé. Le groupe connaît ses gammes mais gagnerait peut-être à jouer un peu plus ensemble. Nemesis est ce que l’on peut appeler un groupe en devenir, encore trop jeune pour faire son trou dans cette finale.

Nemesis

Nemesis

Une soirée riche avec quelques groupes de qualité, sans pour autant que l’un d’eux ne se démarque vraiment et frappe les esprits.

Bataclan, le 15 juin 2013 : Première finale nationale (Partie 1)

Tandis qu’à Toulouse se déroulait la finale pour le Sud-Ouest, la première finale nationale avait lieu samedi et dimanche dernier à Paris, au Bataclan…

Onze groupes sont venus décrocher le précieux sésame : une place pour la finale internationale qui se déroulera en Allemagne (mi-août), lors du Taubertal Festival. Ils seront d’abord soumis au vote du public qui présélectionne les groupes qui seront départagés par un jury composé de professionnels du monde de la musique.

Le Jury de la première finale

Le Jury de la première finale

La nouveauté de cette année, c’est que le jury (à l’instar de ce qui se passe dans de nombreux télé-crochets), donne son avis après le passage de chaque groupe. Matière pour chacun à repartir avec de vraies réponses sur la raison de telle ou telle position au classement général, et surtout des pistes pour progresser.

Du gros son pour débuter cette soirée avec le jeune quintet DecibHell pratiquant un rock métal plutôt conventionnel mais qui maîtrise totalement son set, alors qu’il n’est jamais facile d’entamer les hostilités. La formation, carrée sur scène, se démarque par sa sobriété, ce qui est plutôt un bon point dans un genre où le fait d’en rajouter est plutôt une caractéristique. « On reste dans le classique ? » (avec une reprise d’AC/DC)… Oui certainement.

Decibhell

Decibhell

Moins évident pour le groupe The Forgotten Octopus, dont le niveau instrumental ne permet pas d’avoir l’assurance du groupe précédent. Un chant plutôt approximatif, des grattes qui aiment se mettre en avant. Un important travail de répétitions reste encore à fournir afin de maîtriser ces chansons. Seul point réellement positif: un batteur très assuré, sur lequel le groupe aura tout intérêt à s’appuyer.

The Forgotten Octopus

The Forgotten Octopus

Vainqueur de la finale lyonnaise, The Surpr?se débarque avec un rock assuré qui tire légèrement vers le garage. Les chansons sont assez bien rodées et s’aventurent parfois au français sans trop avoir à rougir. Une vraie maîtrise de la scène, avec une bonne présence, ce qui leur a permis d’entraîner à Paris une partie de son public. A noter le beau style 70’s chic du bassiste, avec cheveux longs et barbe assortie.

The Surprise

The Surprise

Interlude rock zombie avec Magoyond, guest hors compétition. Maquillage de morts-vivants en avant, ils chantent la désolation et l’apocalypse (of the dead) dans un rock très énergique à mi-chemin entre métal et cabaret rock. Le tout se fait dans la langue de… Molière qui doit être saisi, dans sa tombe, de soubresauts électriques.

Magoyond

Magoyond

Du français toujours avec RK, un combo qui dévoile à la basse la première musicienne de la soirée. Du rock alternatif, tirant sur le métal, pour un résultat malheureusement trop linéaire. Un genre de Trust sans son côté antisocial, dont la voix éraillée ne facilite pas forcément l’accès à ce style plutôt hermétique.

RK

RK

Nouvelle pause dans le concours avec le guest Kopernic pour un mix reprises/compos bien senties et surtout l’envie d’en découdre sur la scène du Bataclan.

Kopernic

Kopernic

On reprend la compétition avec Muscle Beat Party, qui donnera à son public encore clairsemé une belle énergie. Pas vraiment toujours en place, le quintette gagnerait à épurer ses compositions qui laissent entrevoir des choses assez intéressantes mais encore un peu brouillonnes. La chanteuse, Judalein, malgré une vraie présence, doit encore travailler son potentiel vocal qui est parfois encore trop fragile, notamment sur les moments plus sensibles…

Muscle Beat Party

Muscle Beat Party

Suit Nektar qui voit la salle enfin se remplir. L’originalité de ce combo parisien d’indierock plutôt pêchu tient à la présence d’un flûtiste. Pas évident à sonoriser, il apporte tout de même une vraie touche singulière à des compositions originales riches. Très brouillon dans sa mise en place, le chant est clairement encore insuffisant car trop timide. On sent néanmoins ici un groupe qu’il va falloir certainement suivre de très près.

Nektar

Nektar

Et voici le tournant de la soirée, pour ne pas dire du Week-End. Les nordistes d’Obsolete Radio montent sur scène pour nous mettre une claque non seulement au niveau de l’énergie mais aussi de la mise en place. Couillu, foutraque dans l’attitude, le groupe originaire de Maubeuge a sans doute un côté plus brut, plus noise, que les Bloc Party et autres Two Door Cinema Club, un peu comme s’ils s’étaient accouplés avec At The Drive-In. Quand on danse, on finit par sentir la sueur, elle colle les poils, et c’est là que c’est bon !

Obsolete Radio

Obsolete Radio

Malgré une expérience de la scène certaine acquise au fil des années, et une maîtrise technique incontestable, Zab and the Vik’s pratique un rock « à papa » qui aurait terriblement gagné à présenter plus d’audace et d’originalité. La mise en danger fait sans doute partie des bases d’un concours tel qu’Emergenza, et plus largement elle est ce qui permet à un groupe d’exister sur scène en se singularisant. Pour le reste, on a les bars…

Zab and the Vick's

Zab and the Vick’s

Retour au métal dans une veine plutôt hard’n’heavy avec Raspy Junker. Chanteur en coule de moine pour une ambiance côté obscur, bassiste enturbanné. Là encore, la technique instrumentale est au rendez-vous et c’est tellement bon quand c’est joué un peu fort. Leur slow, « Paula », pourrait bien faire danser des couples lors de la prochaine boum du collège Saint-Baldaquin, avec son petit solo à la Hotel California. Rien de bien nouveau en somme, mais une dextérité et une intense sincérité. C’est bien là l’essentiel.

Raspy Junker

Raspy Junker

Les vainqueurs de Nice, more than monkeyz, poursuivent dans cette ligne dure, sûrement un cran au-dessus, en tirant un peu plus vers la fusion, tout en conservant une fibre rock/hardrock. Là encore, une fidélité à un genre musicale, qui plus est avec la manière, mais on aurait apprécié un peu plus d’originalité. C’est certainement ce que l’on pourra regretter de manière générale ce soir pour quelques formations à fort potentiel.

More Than Monkeys

More Than Monkeys

Et on ne changera pas la formule pour finir. Emmené par un chanteur barbu et charismatique (l’un n’empêche pas l’autre) et un sideband plus anecdotique mais avec un très bon niveau d’instruments, Buzz On The Rocks laisse parler les guitares et sa fougue du côté d’un rock métallisant qui va néanmoins chercher des inspirations dans d’autres styles musicaux (punk, country, psychobilly), etc… Le résultat est assez costaud !

Buzz On the Rocks

Buzz On the Rocks

Du gros son donc pour cette fin de concert qui a vu le public retenir quatre groupes :
Nektar, Zab and The Vick’s, Raspy Junker et Buzz On The Rocks. Ils seront désormais soumis aux décisions du jury tout comme The Surpr?se, Obsolete Radio et More Than Monkeys, déjà sélectionnés grâce à leur victoire respectivement en finale à Lyon, Lille et Nice.